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28/06/2012

Londres, baromètre d'un Royaume-Uni économique déprimé




Loin du temps de Tony Blair où la capitale britannique était généreuse et branchée, Londres aujourd'hui accuse plus d'inégalités que jamais et un désespoir proche de celui des années 70. Une morosité ajoutée à un cynisme dans le monde des affaires et de la finance, où la prédation est monnaie courante.


Londres, baromètre d'un Royaume-Uni économique déprimé

Londres dans le désespoir

À l'exemple de cet homme qui menaçait de se faire exploser chez un revendeur de véhicules utilitaires, affirmant qu'il n'avait plus rien à perdre, le désespoir est immense chez les Londoniens. Pour le moins radical, cet exemple montre pourtant une réalité sous son vrai jour. Un jour où les riches sont plus riches que jamais, et où tous les autres ont été tirés vers le bas à cause de la crise. La récession était d'ailleurs annoncée la veille de cet incident chez ce revendeur. Une annonce venue porter un coup de grâce au désespoir qui règne déjà à Londres. Un tel niveau de désespoir n'était pas arrivé depuis 1975, et à la veille des Jeux olympiques qui se tiendront l'été prochain, les autorités craignent de nouveaux attentats ou des manifestations musclées. C'est dans la peur et le doute que les Londoniens vivent actuellement, derrière les ères gaillardes de la "Cool Britannia".

Ce que les touristes ne voient pas

De prime abord, tout semble normal à Londres, et la ville donne encore l'impression d'être généreuse et branchée comme à l’ère Tony Blair. Une ère prospère qui ne l'est plus, car Londres est devenue la capitale du cynisme et des inégalités. À l'image de l'archevêque de Canterbury qui a récemment démissionné, expliquant son choix par l'avidité du capitalisme londonien qui le dégoute, l'avenir semble pour le moins sombre. Et si Londres était la nouvelle Babylone, déclinant irrémédiablement après avoir vécu des années fastes qu’elle serait incapable de reproduire aujourd’hui. Aux abords de Big Ben où les touristes s’agglutinent, nul d’entre eux ne saurait voir le mal qui ronge la ville. Et pourtant, le malaise est grand et profond.

De plus en plus d'inégalités

L'ancien maire de Londres lui-même est dégouté par le cynisme ambiant, et surtout par le clivage grandissant entre ceux qui ont, et ceux qui n'ont pas (Les Haves et Haves not). Londres est une ville riche où l’on trouve des gens pauvres, brisé par la crise. Le fossé se creuse de plus en plus entre les classes sociales. Prenons l'exemple de ce dirigeant d'une école prestigieuse, l'école St Paul. Ce dernier explique que le coût d’une scolarisation dans les établissements privés avoisine les 30.000 euros par an alors que la durée d'études ne cesse de s'allonger. Ainsi en fin d'études, ce ne sont pas moins d'un demi-million d'euros que les parents auront déboursés pour leurs enfants, afin que ces derniers bénéficient d'une meilleure qualité d'enseignement. Des sommes dont seule une très petite minorité dispose, excluant tous les autres de la compétition pour l’excellence.




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