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Les femmes, grandes absentes de la Silicon Valley

Sébastien Arnaud
06/03/2017



Un long article du journal « Les Echos» met le doigt sur la faible proportion de femmes dans les gros noms de la Silicon Valley : moins d’un quart chez Apple, pas tout à fait un cinquième chez Google et encore moi pour Facebook. Plus flagrant encore, 88% des brevets de ces technologies ont été déposés par des hommes.



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On parle beaucoup de la Silicon Valley et on parle beaucoup de parité, mais rarement des deux en même temps. Il y a de quoi s’interroger pourtant. Un article du journal « Les Echos », s’appuyant sur les chiffres d’un rapport du National Center for Women & Information Technology s’intéresse à une situation toute particulière. « 23 % de femmes chez Apple, 19 % chez Google, 17 % chez Facebook... Dans la Silicon Valley, les postes tech sont en grande majorité occupés par des hommes. Le monopole masculin est encore plus fort pour les inventions : entre 1980 et 2010, 88 % des brevets liés aux technologies de l'information ont été déposés par des équipes entièrement composées d'hommes, selon un récent rapport du National Center for Women & Information Technology » commence l’article.

Face aux exigences de la parité, ces géants des nouvelles technologies ne cherchent pas faire l’impasse pourtant. Elles expliquent qu’elles rencontrent des difficultés à recruter des femmes pour équilibrer les proportions du fait même que ces dernières semblent moins intéressées par les études liées à ce secteur. « Car, après avoir progressé pendant vingt ans pour atteindre 37 % des étudiants en licence d'informatique en 1984, la proportion de femmes dans ces filières a reculé, pour stagner à 18 % aujourd'hui. Plusieurs chercheurs lient cette inversion de tendance à l'arrivée d'ordinateurs personnels commercialisés comme des objets destinés aux garçons » précise Le Monde.

Pour le journal, cette situation s’explique aussi par le fait qu’aucune star du secteur n’est une femme : « L'une des conséquences de ce recul est le manque de figures inspirantes donnant envie aux filles d'étudier l'informatique. Les rares femmes à des positions élevées dans la Silicon Valley sont Sheryl Sandberg, la directrice opérationnelle de Facebook, Meg Whitman, la PDG d'Hewlett-Packard, Safra Catz, l'une des deux PDG d'Oracle, et Marissa Meyer, la PDG de Yahoo! Pour certains, l'échec de cette dernière est plus retentissant car les femmes sont jugées plus durement. »

Lire ici en intégralité l’article du journal Le Monde






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