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14/11/2012

Lentement mais surement, le marché européen des déchets se développe




Le marché du retraitement des déchets demeure une filière sous-développée. À l’heure où le mieux produire occupe une place toujours plus importante dans les débats concernant notre modèle de développement, la filière du retraitement représente pourtant une opportunité économique considérable. Fin 2012, l’Agence européenne de l’environnement faisait d’une progression significative de ce marché. On peut y voir les premiers signes d’une inversion de tendance.


Lentement mais surement, le marché européen des déchets se développe
D’après l’Agence européenne de l’environnement (AEE), le commerce des déchets non dangereux aurait doublé entre 2000 et 2009. C’est une des principales conclusions du rapport intitulé Movements of waste across the EU’s internal and external borders publié le 6 novembre 2012 par cette institution. Les rédacteurs de ce rapport anticipent en outre une tendance à l’accroissement du commerce des déchets en général et de leurs flux internationaux.
 
L’étude présente notamment des informations nouvelles sur les filières de recyclage des déchets métalliques et plastiques générés par les États membres de l’Union européenne. L’AEE avance ainsi que les exportations de déchets formés d’acier, d’aluminium, de cuivre ou encore de nickel ont été multipliées par deux entre 1999 et 2011. Du côté des matières plastiques, on observe un accroissement phénoménal des exportations de l’UE : les volumes ainsi exportés ont atteint en une dizaine d’années un niveau cinq fois supérieur à leur niveau initial.
 
Les pays de l’Union européenne exportent leurs déchets, mais ils se portent également acheteurs sur des marchés bien identifiés. C’est notamment le cas du marché des déchets tirés du bois où la balance commerciale de l’Union européenne est déficitaire. L’AEE l’explique notamment par l’intérêt qu’ont les pays de l’UE pour la production d’énergie à partir de biomasse. Cette dernière a en effet augmenté de moitié entre 1995 et 2008.
 
D’après le rapport, la tendance à l’accroissement des flux internationaux de déchet non dangereux en Europe est notamment favorisée par l’amélioration des pratiques du recyclage qui rend possible une récolte efficace des déchets et facilite leur réutilisation. La raréfaction des matières premières est le second facteur rentrant ici en jeu. Celle-ci a pour effet d’accroître la rentabilité des matériaux recyclés, ce qui favorise mécaniquement la demande à leur égard et donc le développement du commerce des déchets dont ils sont tirés.
 
Malgré ces constats encourageants, l’AEE ne pêche pas d’angélisme. Elle rappelle en effet que le territoire européen demeure insuffisamment pourvu d’infrastructures de recyclage. L’accroissement des flux de déchets, s’il témoigne d’une meilleure réutilisation, traduit aussi l’insuffisante structuration de la filière du retraitement sur le Vieux Continent. Or son développement, et les créations d’emplois et les économies d’énergie qui en résulteraient, constituerait vraisemblablement à un pas supplémentaire en faveur d’une économie neutre sur le plan écologique.





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