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08/05/2012

Le métier d’acheteur, pilier du développement durable dans l’entreprise




Le métier d’acheteur s’est considérablement développé dans les entreprises à l’issue des années 1980. Face à des marchés stables fortement concurrentiels, l’optimisation des achats de l’entreprise apparaît comme un moyen de valoriser son bilan au même titre que la vente de produits et de services. Aussi, les responsabilités de l’acheteur en font un pilier potentiel de l’intégration d’une logique durable dans l’entreprise.


Le métier d’acheteur, pilier du développement durable dans l’entreprise
L’acheteur est une figure du milieu industriel et de la grande distribution. Son travail consiste à rechercher, à sélectionner et à négocier les produits nécessaires au fonctionnement de l’entreprise tout en respectant des critères imposés par les différents services avec lesquels il collabore. Les fonctions de vente, de production, mais aussi de marketing et de logistique sont donc étroitement liées à la fonction d’achat qui se situe très en amont des différentes opérations de l’entreprise.
Les critères de coûts et de qualité et les délais de livraison sont des exigences canoniques dont toute entreprise investit son acheteur. Mais ces derniers répondent également à des impératifs spécifiques aux entreprises dans lesquelles ils évoluent. Cela leur impose notamment d’avoir une connaissance technique fine des produits dont ils sont acquéreurs ; car l’acheteur est en somme le premier échelon de contrôle de la qualité sur la chaîne de production de son entreprise.
La fonction d’achat est centrale et elle incorpore également une dimension technique majeure. En effet, cette fonction engage financièrement l’entreprise dans une direction dont elle contrôle en grande partie l’orientation. La grande responsabilité qui incombe à l’acheteur explique notamment pourquoi cette fonction retient aujourd’hui de plus en plus le critère environnemental.

Consommer de façon responsable s’est imposé comme un standard tout à fait normal parmi les ménages. Du côté des entreprises en revanche, le principe n’est pas aussi fréquent. Et pourtant, les organisations aussi font des choix de consommation, d’investissement et de recrutement de partenaires. L’investissement socialement responsable en est une parfaite illustration.
L’acheteur gère, pour sa part, tout ou partie des choix de consommation intermédiaire de son entreprise. Il a pour obligation de respecter les critères de sa direction et enfin de choisir entre les candidats du marché qui réponde aux dits critères. Or de plus en plus, le choix final réalisé par les acheteurs s’inscrit dans une démarche durable. En effet, les acheteurs disposent d’une grande force de prescription au sein de l’entreprise. Cela leur permet de privilégier des produits plus responsables, des consommations plus économes en énergie, en gardant toujours en tête les impératifs qualitatifs et financiers de l’entreprise. On constate d’ailleurs depuis quelques années l’émergence de la fonction de responsable d’achat en développement durable ou de fonctions apparentées.

La diffusion et la reconnaissance des exigences de RSE dans le tissu entrepreneurial participent significativement du développement de ce type de poste. Le respect de critères environnementaux et sociaux par les entreprises étant une démarche globale, touchant à tous les aspects du fonctionnement de l’organisation, l’acheteur et la politique d’achat constituent donc un des premiers maillons de la chaîne de production et un point stratégique où incorporer des standards environnementaux et sociétaux.
Cette tendance implique des changements dans le métier d’acheteur. Celui-ci se trouve en effet en pleine mutation et cela se traduit par un besoin de compétences nouvelles. En matière technique notamment, la connaissance des technologies, de leurs impacts environnementaux se fait de plus en plus important. Sur le plan social, le besoin d’expertise est aussi croissant du fait de la nécessité de connaître les standards des fournisseurs. La perspective d’exercice du métier d’acheteur change également, car ces exigences environnementales et sociétales pousse ces professionnels à changer leurs modes d’évaluation des coûts pour incorporer une dimension plus dynamique : un bien X acheté est peut-être moins cher à l’achat que le bien Y à l’ instant T, mais ce dernier bien a peut-être une durée supérieure et donc un coût environnemental moindre.

Stratégique au cœur des entreprises, la fonction d’achat est la garante des exigences de l’entreprise en matière d’approvisionnement. Au-delà de cette simple mission, la fonction d’achat est aujourd’hui devenue un moyen de valoriser le bilan de l’entreprise, en des termes financiers bien évidemment, mais pas seulement. L’acceptation progressive de la RSE comme critères de bon fonctionnement de l’entreprise y participe également et favorise donc l’émergence d’une fonction d’achat durable. La profession d’acheteur évolue. Acheter durable constitue sans doute le premier mécanisme d’une chaîne de production responsable au plan social et environnemental. Pour y parvenir, des profils nouveaux et des besoins nouveaux s’imposent donc naturellement aux fonctions d’achat.





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