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30/01/2013

Le charbon va-t-il signer la mort des énergies renouvelables ?




Fin 2012, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) publiait un document recelant d’information sur les récentes évolutions du marché du charbon. Intititulé Medium Term Coal Market Report 2012, cette étude révèle que la demande pour combustible pourrait dépasser celle du pétrole à l’avenir. Loin d’être une source obsolète d’énergie, le charbon est en effet convoité par un marché de plus en plus grand. De quoi inquiéter sérieusement les défenseurs des politiques environnementales.


Le charbon va-t-il signer la mort des énergies renouvelables ?
D’après l’AIE, le marché du charbon est en pleine explosion. Ce sont là les conclusions de son rapport sur le sujet pour l’année 2012. D’après l’organisation internationale, le charbon conforte depuis plusieurs années déjà sa place en tant que seconde source d’énergie primaire la plus utilisée après le pétrole. À l’origine de cette dynamique, on trouve bien sûr la consommation des pays émergents, au premier rang desquels se trouvent l’Inde et la Chine.
 
La Chine est en effet devenu le premier consommateur de cette ressource fossile en 2011. Par ailleurs, l’AIE anticipe que la consommation de ce pays ne cessera de croître dans les prochaines années si bien que l’empire du Milieu sera à l’origine de plus de 50 % de la demande mondiale d’ici 2017. L’Inde pour sa part connaît la même trajectoire bien. Bien que les proportions soient ici plus modestes, l’AIE s’attend tout de même à voir ce pays devenir le deuxième importateur mondial de charbon dès 2014.
 
D’après l’AIE, la consommation mondiale de charbon va ainsi croître de 1,2 milliard de tonnes par ans. De telles projections font conclure à un véritable renouveau de cette source d’énergie. Aussi l’organisation pointe-t-elle que « la seule région où la demande en charbon a décliné a été les États-Unis. Cette chute de la demande ne trouve son origine ni dans une politique publique, ni dans la récession actuelle, mais bien dans l’abondance de l’offre gazière sur ce marché ».
 
D’après l’AIE, c’est notamment le recours à l’extraction du gaz de schiste et autre gaz non conventionnel que le marché américain peut se prévaloir d’un gaz naturel abordable. Cette source d’énergie permet donc au pays de tourner le dos au charbon. Compte tenu des tendances actuelles, l’AIE s’attend à voir la consommation de cette ressource sur le sol américain chuter de 14 % entre 2012 et 2017.
 
Ce rapport édité par l’Agence Internationale de l’Énergie consiste essentiellement en une collection de prévisions. Si celle-ci n’ont bien sûr pas valeur de fait, elles reposent néanmoins sur des tendances constatées jusqu’en 2011. Ainsi, la consultation de ce rapport ne peut que susciter une forme d’inquiétude. Il semblerait qu’en dépit des considérations environnementales internationales, le marché ne soit en 2012 prêt à remplacer une ressource non renouvelable que par une autre ressource non renouvelable. À aucun moment, les énergies vertes n’apparaissent ici comme une alternative susceptible d’être préférée par la demande à un charbon peu cher. C’est là le signe que la route reste longue avant que les énergies renouvelables ne s’imposent aux consommateurs. Il s’agit aussi d’une urgence majeure tant le comportement de la demande va à rebours des enseignements des sciences du climat et de l’environnement.





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