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30/08/2016

La pollution au diesel : un grave impact sur les foetus




Les pics de pollution aux particules fines, de plus en plus fréquents et importants dans nos villes, permettent, d’après des données épidémiologiques, de trop fortes expositions des femmes enceintes, avec de lourdes conséquences.


Source : Pixabay, image libre de droits
Source : Pixabay, image libre de droits
Il y aurait « plus de risques d'avoir des bébés de faibles poids, entraînant aussi des risques de développer certaines pathologies comme le syndrome métabolique », comme l’explique un article en ligne du site Notre Planète Info.
 
Ce dernier ajoute que « les premiers résultats d'un projet de recherche coordonné par l'Inra montrent chez l'animal que l'exposition maternelle chronique aux gaz d'échappement de moteur diesel muni de filtre à particules (comme pour les voitures vendues en Europe) pendant la gestation entraine des effets délétères sur la croissance et le métabolisme des fœtus en première et deuxième génération. »
 
Les scientifiques « établissent aussi pour la première fois que des nanoparticules de diesel inhalées sont capables de traverser la barrière placentaire et d'atteindre le sang fœtal. »
 

Des signes de retard de croissance foetal

L’article explique qu’afin « d'étudier les effets de la pollution, en particulier des particules ultrafines et les gaz nocifs (comme le monoxyde de carbone et les oxydes d'azote) présents dans les gaz d'échappement de moteur diesel dus au trafic routier dans les grandes villes, sur le développement du fœtus et du placenta en première et deuxième génération, les chercheurs ont suivi des lapines gestantes ayant inhalé des gaz d'échappement de moteur diesel filtrés (contenant seulement les particules ultrafines ou nanoparticules, comme pour les moteurs de voitures diesel) à des niveaux proches de l'exposition journalière de la population lors d'un pic de pollution aux particules fines dans les grandes villes européennes. »
 
Il ajoute que « le lapin a été choisi car son placenta est plus proche du placenta humain que celui des modèles de souris habituellement utilisés. »
 
A la moitié de la gestation, « des signes de retard de croissance fœtal ont été observés. A terme, la longueur de la tête des fœtus était diminuée, associée à une réduction de leur tour de taille, en accord avec les observations faites chez l'Homme. Les échographies démontraient une forte diminution de l'apport sanguin au placenta, réduisant l'apport de nutriments au fœtus. »
 
Lire l’intégralité de l’article de Notre Planète Info ici.
 
 





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