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08/03/2011

La chimie française sur une voie plus durable

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Officialisée fin novembre 2010, la feuille de route du SusChem présente les grandes lignes pour orienter l’industrie chimique française vers une voie plus durable. Compétitivité et respect de l’environnement figurent parmi les piliers de base du projet, centrés essentiellement sur le développement de la chimie verte.


Le socle de l’innovation

La chimie française sur une voie plus durable
C’est lors des Deuxièmes Rencontres de Suschem France, que la feuille de route a été dévoilée. Selon le président de la Commission Innovation de l’Union des Industries Chimiques, Gérard Guilpain, il s’agit du « socle » qui permettra d’établir les meilleurs plans de recherche en Europe, dont particulièrement en France, et ouvrira par la même occasion aux industriels de la chimie française les portes de l’innovation, que ce soit en termes de produits, de matériaux ou de procédés. Le PDG d’OSEO, François Drouin, a également déclaré lors de l’officialisation de la feuille que cette dernière permettra à la filière de voir plus loin, notamment en termes de compétitivité.

L’étude stratégique de SusChem se centre d’ailleurs sur les grands défis, incluant le transfert des procédés, les produits durables, le recyclage, les pratiques éco-efficientes, ainsi que les solutions éco-conçues. Elle s’inspire des rapports « Les filières industrielles stratégiques de l’économie verte » et « Mutations économiques dans le domaine de la chimie », respectivement publiés en mars et février 2010, et se base sur le futur prometteur de la chimie française, où le respect de l’environnement tiendra une place d’honneur.

Huit grandes lignes

Conserver la deuxième place en termes de production chimique en Europe et la cinquième au niveau international, tel est l’objectif du SusChem France en élaborant cette feuille de route. Les lignes du programme sont orientées sur huit grands axes : chimie et recyclage, économie biosourcée et matières premières renouvelables, chimie pour l’énergie, matériaux avancés, analyse, procédés éco-efficients, réseau d’innovation et éco-conception et enfin, performance et méthode. La concrétisation des lignes directrices reste néanmoins dépendante des moyens de mise en œuvre et des stratégies appliquées.

Selon le responsable du pôle Développement Durable d’Alcimed, Arnaud Gabenisch, l’industrie chimique française se doit de « revoir un modèle basé sur 50 ans de pétrochimie » pour pouvoir réellement réaliser les plans programmés sur la feuille de route, et ce, allant de la conception à la production, en passant par le recyclage et le stockage des produits. Des initiatives ont notamment déjà été prises en ce sens, si l’on ne site, à titre d’exemple, que la création de la Chimie du Végétal en 2008. Le SusChem Europe continue également d’étudier les alternatives, en vue d’une chimie de plus en plus verte dans l’Hexagone.




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