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28/06/2012

La Haute Autorité de Santé affiche sa détermination à lutter contre les conflits d'intérêts




Le conseil d'État avait contraint en mai dernier, la Haute Autorité de Santé (HAS) à retirer une recommandation faite sur le traitement de type 2 du diabète. En cause de ce retrait, un manquement aux règles de gestion des conflits d'intérêts. Déterminée à lutter contre les conflits d’intérêts la HAS a récemment retiré six autres recommandations de sa propre initiative.


La Haute Autorité de Santé affiche sa détermination à lutter contre les conflits d'intérêts

L’indépendance de la HAS remise en cause

Suite à l'intervention du conseil d'État qui avait contraint la HAS à abroger une recommandation portant sur le traitement du diabète type 2, cette dernière a décidé de revoir l'ensemble de ses recommandations. Le retrait de cette première recommandation avait pour origine une plainte de l'association de professionnels de santé militants, Fromindep,  qui avait mis à jour un conflit d'intérêts sur ladite recommandation. Ainsi, cette plainte avait été suivie de sanctions pour la HAS, remettant ainsi en cause son indépendance. Pour preuve de sa bonne foi, elle a de sa propre initiative, décidé de réévaluer ses recommandations émises entre 2005 et 2010, et ce, afin de déceler toutes les anomalies dans la gestion des conflits d'intérêts.  Et il s’avère qu’il y en a, mais la HAS précise que la qualité scientifique de ces recommandations n’est pas en cause, mais que seulement des faiblesses de forme sont en question.

Six conflits d’intérêts décelés

La HAS, après avoir passé en revue les quelque soixante recommandations de la période 2005-2010 en a retiré six. Cela représente une part importante de ses recommandations, mais la HAS estime que son indépendance ne doit pas être remise en cause par les instances gouvernementales et le public. Ainsi, pour anticiper d'éventuels conflits, elle a préféré passer au peigne fin ses dossiers, et la moindre faiblesse de forme a été retenue. Il en ressort que les six dossiers en questions en comportaient, car des experts avaient des liens d'intérêts avec des industriels. Ces recommandations devront être actualisées au plus vite et la HAS entend bien conserver la transparence pour ne pas voir son indépendance remise en question.

Une transparence de rigueur

En prenant la difficile décision de suspendre six de ses recommandations, la HAS montre sa détermination à faire valoir la transparence et à lutter contre les conflits d’intérêts. Ces retraits étaient selon elle, nécessaires pour témoigner de son indépendance. Suite au premier retrait ordonné par le conseil d’État, cette dernière se devait d’anticiper d’autres conflits. Ainsi, elle a suspendu ses recommandations : sur la prise en charge et le diagnostic des spondylarthrites, sur la prévention vasculaire après infarctus cérébral ou accident ischémique, sur la prise en charge initiale et en phase d'état de la polyarthrite rhumatoïde, sur celle des complications dépressives caractérisées de l'adulte, et sur la prise en charge des patients souffrant d'hypertension artérielle. Toutes ces recommandations seront reprises et actualisées par une meilleure gestion des conflits d’intérêts.




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