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15/11/2017

L’Autolib s’essouffle et le coût pour les contribuables décolle




Après une bonne période d’augmentation, le nombre d’abonnés à Autolib diminue pour atteindre à peine 103 500 actifs. Une tendance qui fait grincer des dents alors que le mode de fonctionnement de délégation de service public coûte de plus en plus chère pour a collectivité.


DR Flickr compte officiel "Autolib"
DR Flickr compte officiel "Autolib"
Fin 2016, il y avait environ 110 000 abonnés actifs à l’année pour le service Autolib. En septembre, si l’on en croit les chiffres publiés par Le Parisien, ils ne sont plus que 103 500 en septembre 2017. La tendance négative inquiète d’autant plus que le modèle économique est la cible de nombreuses critiques depuis sa mise en place il y a six ans.
 
« Le groupe Bolloré gère Autolib » jusqu'en 2023, dans le cadre d'une délégation de service public. Il a conçu les véhicules électriques Bluecar, vitrines de sa technologie de batteries, utilisés pour ce service pionnier de l'autopartage lancé en 2011. Il s'est engagé à couvrir les pertes cumulées, jusqu'à 60 millions d'euros, à l'échéance du contrat. Bolloré avait cependant prévenu en début d'année que la prévision de pertes cumulées atteignait désormais 179 millions d'euros. Mais, selon le syndicat mixte, qui compte une centaine de communes adhérentes, dont Paris, les pertes pourraient atteindre jusqu'à 250 millions d'ici à 2023 » rappelle le site du magazine Le Point .

L’équilibre financier est donc sur une mauvaise pente et la baisse du nombre d’abonnés rend l’équation insoluble. Une augmentation des prix est quant à elle difficile à envisager parce qu’elle risquerait d’accélérer la fuite des abonnés. Interrogé par l’Agence France presse et cité par Le Point.fr, le patron de l’agence spécialisé 6t explique que le service « est pour une part victime de son succès, les 4 000 véhicules électriques mis à disposition sur la voie publique étant pris d'assaut sur certaines stations, suscitant la déception d'abonnés ne trouvant pas toujours d'automobile disponible quand ils en ont besoin. Mais, selon lui, les voitures en libre-service sont aussi trop souvent « dans un état assez pitoyable, car elles sont mal entretenues par les usagers » et les clients « sont déçus par des véhicules de plus en plus sales ». Ces automobiles sont aussi de plus en plus régulièrement squattées par des personnes sans domicile et de nombreux utilisateurs expriment leur grogne sur les réseaux sociaux en publiant des photos de Bluecar inutilisables. »





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