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22/08/2016

Haïti, l’ONU reconnait enfin sa responsabilité dans l’épidémie de choléra




Plusieurs éléments laissent croire que l’épidémie de choléra qui a causé 10 000 morts en Haïti a été apportée par des casques bleus. Après avoir nié en bloc, les Nations unies ont enfin commencé à reconnaitre leur responsabilité.


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L’organisation des Nations Unies semble être enfin sur le point de reconnaitre son implication dans la terrible épidémie de choléra qui a fait 10 000 morts et touché 800 000 personnes depuis 2010. « Au cours de l’année écoulée, l’ONU a acquis la conviction qu’il est nécessaire de faire beaucoup plus en ce qui concerne sa propre implication dans le foyer initial et les souffrances des personnes touchées par le choléra » a ainsi déclaré un porte-parole de l’institution.

Depuis des mois, des militants haïtiens, des défenseurs des droits de l’homme et des ONG avancent que l’épidémie a été causée par le déploiement de casques bleus en 2010. Ces derniers auraient apporté avec eux la maladie du Népal. Une accusation grave portée par des organisations très sérieuses qui jusqu’ici n’avaient pas obtenu une remise en question ou un mea culpa de l’organisation supranationale.
 

Début du commencement d’une excuse

Si la déclaration est pour le moins compliquée, elle est le signe que l’ONU ouvre la porte à une remise en question de son action dans le pays. C’est le résultat de mois de fronde internationale, jusque dans ses propres rangs, contre l’organisation internationale.

« L’ONU doit maintenant présenter « des excuses publiques et établir un plan de compensation aux victimes qui ont tant perdu », a commenté l’avocate Beatrice Lindstrom, de l’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti, une ONG américaine partie prenante dans un procès intenté aux Nations unies. En théorie, les réclamations des familles des victimes pourraient atteindre 40 milliards de dollars (35 milliards d’euros). En fait, l’institution a jusqu’à présent systématiquement mis en avant son immunité pour ne pas répondre aux requêtes des Haïtiens autrement que par les arguties de ses avocats. Une cour d’appel vient à nouveau de lui donner raison sur ce point, le 18 août » rapporte Le Monde.
 





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