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03/05/2016

Guerre des prix, Engie remis en place par l’Autorité de la concurrence




L’Autorité de la concurrence a remis à sa place le géant français de l’énergie. Suspectée de mener une guerre des prix néfaste, notamment en vendant à perte du gaz, l’entreprise abime sa stratégie de changement d’image basée sur les bonnes pratiques.


La communication est une affaire d’image. Quand GDF Suez devient Engie, c’est avant tout pour prendre une nouvelle dimension, plus internationale, en se libérant de l’image charriée par l’ancien nom. Et quand l’Autorité de la concurrence rend public la décision de rappeler à l’ordre le groupe pour « guerre des prix », c’est aussi et avant tout un problème d’image pour ce géant mondiale de l’énergie.

L’Autorité de la concurrence a rendu public son rappel à l’ordre lundi 2 mai, soit la veille d’une importante assemblée générale qui doit voit Isabelle Kocher prendre la place du patron emblématique Gérard Mestrallet.
 

Stratégie médiatique mise à bas

Alors que la nomination de la nouvelle dirigeante devait être l’occasion de faire parler du groupe, de suriner des grands concepts de communication à destination de la presse, les retombées médiatiques risquent d’être tout autre.

« Tout est parti d’une plainte de Direct Energie, un petit concurrent d’Engie. Cette entreprise contrôlée par les hommes d’affaires Jacques Veyrat et Stéphane Courbit espérait profiter de la fin annoncée des tarifs réglementés du gaz pour monter fortement en puissance sur ce marché. Elle a dû déchanter, comme les autres nouveaux venus. Car Engie, qui intègre l’ex-monopole Gaz de France, a mis en place une politique tarifaire agressive afin de ne pas perdre de clients » rapporte Le Monde.

Pour s’assurer de gagner des appels d’offres, Engie aurait ainsi proposé des offres qui ne devraient pas lui permettre de gagner de l’argent. Une pratique illicite qui démontre une volonté déloyale de s’imposer face à ses concurrents. La stratégie s’avère d’autant moins payante que le pot aux roses découvert, c’est de nouveau l’image du groupe qui est la première victime. En effet, alors que les bonnes pratiques permettent sur le long terme aux entreprises d’installer une image positive, les pratiques déloyales restent dans les mémoires comme l’ADN d’une entreprise.
 
 





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