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16/01/2013

Entre e-commerce et shopping traditionnel : trouver la voie écologique




Pour le consommateur responsable, le e-commerce présente des opportunités non négligeables. Réduction des trajets, mutualisation des coûts environnementaux de livraison : l’achat en ligne a en effet toutes les raisons de se prévaloir d’une incidence positive sur l’environnement. Mais le caractère eco-friendly du commerce sur internet n’est pas confirmé dans toutes les configurations d’achat : il est en effet soumis à certains paramètres.


Entre e-commerce et shopping traditionnel : trouver la voie écologique
Dès 2009, la Fédération e-commerce et vente à distance (FEVAD) publiait une étude mettant en avant que l’achat en ligne favorisait une division par quatre des émissions de CO², et une division par 4,5 de la consommation de ressource non renouvelable. Globalement la FEVAD affirmait observer une division par 3,55 de l’impact environnemental global d’un achat effectué en ligne et livré à domicile par rapport à l’achat classique du particulier en magasin. Le commerce en ligne serait donc plus écologique que le commerce classique.
 
Le sujet a par la suite été également étudié par d’autres organismes. Le Dartmouth College a ainsi eu l’occasion de confirmer en partie les prétentions écologiques du shopping en ligne, mais aussi de mettre en valeur certains mécanismes défavorables à l’environnement. C’est en effet ce qui ressort des travaux menés par le département d’ingénierie de cette université américaine. Alors que les transactions BtoB apparaissent comme résolument plus écologiques lorsqu’elles sont menées sur internet, le cas du BtoC est plus ambigu.
 
Il est en effet difficile d’évaluer systématiquement le gain écologique permis par l’achat en ligne. Celui-ci peut s’amoindrir considérablement en fonction de la localisation des entrepôts du magasin en ligne par rapport au lieu d’habitat du client, mais aussi du mode de transport qu’aurait utilisé le consommateur s’il s’était rendu lui-même en magasin ou encore du mode de livraison choisi. Il s’agit là de paramètres dont il est facile d’imaginer les conséquences. Le client urbain qui se fait livrer un petit paquet en colis express depuis un magasin situé à quelques kilomètres, le tout sans être présent pour réceptionner son achat à domicile aura un impact évidemment plus grand que s’il s’était déplacé en bus jusqu’au magasin.
 
Au délai de ce type de scénario, le Dartmouth College pointe que l’impact environnemental du e-commerce peut varier en fonction des produits considérés. De manière générale, le shopping en ligne suppose moins de ressources foncières et d’électricité que de maintenir un magasin ouvert. Mais la nature de la consommation peut contrebalancer cet atout environnemental. Alors que « les résultats sont mitigés pour les livres », ils apparaissent globalement « positifs pour les courses alimentaires ». Pour illustrer leurs propos, les chercheurs du Darmouth College utilisent l’exemple de l’achat d’un livre best-seller : l’achat en ligne unique d’un tel bien est plus écologique si le client se trouve à plus de 8 km de son magasin, en dessous de cette distance l’achat traditionnel prévaut.
 
L’achat en ligne s’impose comme une alternative écologique au shopping traditionnel dans une grande variété de cas. La plupart du temps, il est notamment synonyme de moindre consommation d’énergie. Une infinité de situations demeurent néanmoins, où le commerce en ligne peut s’avérer aussi polluant, sinon plus, que le commerce traditionnel. Selon le type de bien considéré, le lieu de résidence de l’acheteur ou encore l’endroit où se trouve la boutique, il n’est pas impossible que le recours à l’achat en ligne soit plus gourmand en ressource que l’achat classique. Que les éco-internautes convaincus ne baissent donc pas leur garde, car l’intérêt des boutiques physiques demeure réel même à l’ère du tout écologique.





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