RSE Magazine
 
RSE Magazine
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager
08/08/2016

« EDF se suicide à Hinkley Point »




L’ONG Greenpeace a publié un communiqué cinglant en réaction à la décision d’EDF de se lancer dans le projet de Hinkley Point. « Ce choix insensé mène l'entreprise tout droit vers la faillite et conduira à un sous-investissement dans la sûreté nucléaire pour le parc français » estime l’association.


ILD
ILD
Le projet Hinkley Point est devenu le symbole de l’opposition au secteur nucléaire. Dans ce domaine où il est difficile de distinguer une ligne politique claire, le lancement ce projet titanesque est naturellement interprété comme un choix stratégique d’EDF.

Par communiqué, Greenpeace ne prend pas de pincettes pour critiquer ce projet. Dans un texte au titre évocateur « EDF se suicide à Hinkley Point », l’ONG se range du côté des syndicats de l’électricien en voyant un pari risqué. Rappelant que la direction du groupe français vise une rentabilité de 9%, le texte remet en question cette prévision. Pour les auteurs, « la technologie EPR n'est toujours pas au point. Celui en construction à Flamanville accumule les retards. Des anomalies sur certains composants, comme la cuve, n'ont toujours pas trouvé de solution et l'Autorité de sûreté nucléaire attend des réponses aux demandes envoyées à AREVA. Sur le chantier de Flamanville comme sur celui d'Olkiluoto (en Finlande), les budgets ont été multipliés par trois et les délais par deux. EDF mise donc la quasi-totalité de ses fonds sur une technologie qui n'a pas fait ses preuves. »
 

Risque de « banqueroute »

« Pour financer ces investissements, EDF a annoncé une cession d'actifs de 10 milliards d'euros d'ici à 2020. Et une recapitalisation de 4 milliards d'euros votée ce mardi 26 juillet 2016 complète ce dispositif, dont 3 milliards souscrits par l'Etat français, c'est-à-dire nous, les contribuables continue le texte.

Un investissement considérable dans la filière nucléaire, que l’ONG estime sans avenir. « Le développement du nucléaire à l'international n'a pas d'avenir : le marché mondial est quasiment au point mort, étouffé par le développement exponentiel des énergies renouvelables. En outre, la consommation d'électricité diminue et les prix avec elle. Par ailleurs, le groupe souffre d'un cash flow - l'argent qu'il reste en fin de mois, après avoir payé les factures et dépenses courantes - négatif depuis 2008 et se trouve prisonnier dans une spirale d'endettement qu'il ne pourra plus masquer longtemps : le groupe est aujourd'hui endetté à environ 75 milliards d'euros. D'un mot, la filière nucléaire n'est plus rentable et ne le sera jamais plus.





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



RSS
Twitter
Facebook
Recherche