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30/09/2016

Dix plus tard, l’accord pour Hinkley Point a été signé




Les autorités britanniques et EDF viennent de signer le projet de centrale nucléaire de Hinkley Point. Un projet de 21 milliards d’euros qui est né il y a dix ans, époque où le nucléaire bénéficiait d’une tout autre image.


Fruit d’une obstination plus que d’une négociation, le contrat a été signé. Sous les yeux du ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault, EDF, son partenaire chinois CGn et les autorités britanniques ont officiellement lancé Hinkley Point.
Ce projet de central nucléaire devrait voir le jour pour la modique somme de 21 milliards d’euros. Un projet très contesté par les militants écologistes mais aussi au sein de l’électricien français où les syndicats et plusieurs hauts cadres n’ont pas caché leur opposition. « Après s’être donné un ultime temps de réflexion à la fin de l’été, la première ministre conservatrice Theresa May a donné son accord au projet le 15 septembre, objet de nombreuses critiques tant au plan économique et écologique qu’en matière de sécurité industrielle. Le prix garanti concédé à EDF par Londres, lors d’un accord conclu il y a trois ans avec le premier ministre d’alors, David Cameron, est jugé trop généreux par les contempteurs du projet. Les écologistes estiment par ailleurs qu’il aurait été plus utile de consacrer aux énergies renouvelables les sommes investies » résume Le Monde.

Gros contrat pour des grosses inquiétudes

« Nous sommes très heureux de cette signature définitive. Je suis conscient du fait que c’était une longue phase de préparation mais je suis persuadé qu’on sait démontrer qu’une fois les objectifs fixés, nous pouvons les tenir » a déclaré, triomphant, le patron d’EDF Jean-Bernard Lévy.

L’énorme contrat est vu commune une bonne nouvelle par la direction qui estime que le projet va être la vitrine de son savoir-faire. A l’inverse, les syndicats s’inquiètent du chantier alors que le groupe ne va pas bien financièrement. « Autre point d’inquiétude : aucun réacteur EPR, une technologie d’Areva, n’est encore en service dans le monde en raison des dérapages de délais et de coûts sur les chantiers en cours, notamment à Flamanville (Manche) et en Finlande, même si la direction d’EDF promet de tirer profit de ces expériences » conclue Le Monde.





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