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09/01/2014

Divisions à l’Assemblée sur l’agroécologie

Jean Camier



Mercredi 8 janvier, les députés ont débattu du projet de loi d’avenir pour l’agriculture avec le principe d’ « agroécologie ». En première lecture, l’opposition a fait état d’une forte contestation du projet.


Le projet de loi d’avenir pour l’agriculture veut mettre en avant les principes d’agroécologie dans le secteur primaire français. Mercredi 8 janvier, en séance de nuit le texte a été examiné en première lecture. Les contestations de l’opposition ont envenimé les débats.
 
Contrairement au défenseurs du texte, des élus d’opposition considèrent que le passage à une agriculture biologique ne peut être une priorité de la gestion de la politique agricole. Selon eux, le texte va « hiérarchiser les différentes formes d’agriculture » et mettre en danger le secteur professionnel en faisant de l’agriculture une activité « ludique ».

Qu’est ce que le principe agroécologie implique ?

Le projet de loi définit l’agroécologie comme « système de production privilégiant l'autonomie des exploitations agricoles et l'amélioration de leur compétitivité en diminuant la consommation d'énergie, d'eau, d'engrais, de produits phytopharmaceutiques et de médicaments vétérinaires ». Le principe défendu par le texte est que par le développement de logiques non industrielles, le secteur de l’agriculture français doit miser sur une compétitivité gagnée par l’économie des ressources.
 
C’est ici que la fracture se dessine. Les élus défavorables au principe maintiennent de leur côté que l’agriculture répond aux mêmes règles de concurrence que les autres secteurs. Ainsi, le patron du groupe UMP Christian Jacob craint que la loi « enferme » le secteur primaire dans un modèle. Pour lui il faut miser sur l’intensification de la production et non baser la compétitivité « uniquement à l’aune de la protection de l’environnement ».

Pas de redéfinition du secteur dans son ensemble

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll a cherché à calmer les esprits en expliquant que les facteurs écologiques devaient être intégrés « comme un élément de compétitivité » parmi d’autres.
 
En France, la surface des agricultures biologiques ne totalise que 3% des terres agricoles. Ce sont ces zones qui seront soutenues particulièrement grâce à la création d’un « groupement d’intérêt économique et environnemental » (GIEE). Ce label servira aux producteurs mettant en place les principes d’agroécologie de se rassembler pour recevoir des soutiens de l’Etat. D’après le ministre, aujourd’hui 103 projets ont été déposés pour 3 500 agriculteurs et 150 000 hectares.





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