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30/11/2015

Des fausses affiches publicitaires contre les sponsors de la COP21




Des militants ont annoncé avoir mis 600 affiches dans Paris pour dénoncer les sponsors de la COP21. En reprenant des symboles et en détournant les campagnes des grandes marques, le mouvement britannique Brandalism fait donc son entrée France à l’occasion de la Conférence climatique.


Source : http://citizenpost.fr/2015/11/brandalism-600-fausses-affiches-publicitaires-denoncer-partenaires-de-cop21/
Source : http://citizenpost.fr/2015/11/brandalism-600-fausses-affiches-publicitaires-denoncer-partenaires-de-cop21/
600 affiches de « publicité subversive » ont été affichées dans Paris à l’occasion de l’organisation de la Conférence climatique par la capitale française. En remplaçant les publicités des abri bus et des espaces JCDecaux (aussi partenaire de la COP21), les militants ont voulu dénoncer le sponsoring de l’événement.
 
Si les entreprises qui sont partenaires de la COP21 permettent de réduire considérablement les coûts d’organisation, elles posent un problème d’indépendance et d’instrumentalisation de l’image, estiment les militants. « En sponsorisant les négociations climatiques, des pollueurs importants tels qu’Air France et Engie peuvent faire leur promotion comme s’ils faisaient partie de la solution, alors qu’ils font en fait partie du problème » ont-ils fait savoir.

Détournements chocs

« On appelle cela la « publicité subversive », tandis que le mouvement britannique Brandalism est expert dans ce domaine. Ce mot-valise reprend les termes brand (marque) et vandalism (vandalisme) » décrypte le site citizenpost.fr , dans un article sur le sujet. « Que penser de la présence d’entreprises privées en tant que partenaires d’un événement destiné à trouver des solutions aux problèmes environnementaux ? Surtout lorsque ces sponsors sont des constructeurs automobiles, des compagnies aériennes, ou encore des firmes pétrolières. Évidemment, on peut parler ici de greenwashing (en français écoblanchiment) » continue l’article.


L’intérêt pour les entreprises d’associer leur nom à cet événement mondial est clair. Mais il est aussi évident que ce genre de parrainage n’a aucun intérêt s’il n’est accompagné par des mesures et stratégies plus profondes en rapport avec l’impact environnemental. Cette campagne de « Brandalism » est la parfaite démonstration que pour être crédibles dans ce domaine et faire évoluer son image, les entreprises doivent développer une politique RSE sur le long terme.
L’utilité apparaît d’autant plus limitée quand la liste de partenaires est aussi longue et ressemble d’avantage à un répertoire des fleurons des affaires français qu’à des mécènes.
 





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