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17/09/2014

Couche d’ozone, pas de reconstruction significative avant 2050

Jean Camier



L’Organisation des Nations unies (ONU) vient de publier un bulletin de santé sur l’état de la couche d’ozone. Depuis le protocole de Montréal des progrès ont été enregistrés mais, d’après des spécialistes, il faudra attendre 2050 pour observer une reconstruction significative des trous.


En 1987, le protocole de Montréal s’attaque au problème des trous dans la couche d’ozone. A l’époque, des dirigeants du monde entier se mettaient d’accord pour engager une lutte contre les substances qui étaient identifiées comme nocives pour la couche d’ozone.
 
Dans un rapport publié début septembre l’Organisation des Nations unies (ONU) fait un bilan actualisé de cette situation. Indéniablement, les scientifiques affirment qu’il y a du mieux. Mais si certaines zones sont en reconstruction, ils estiment qu’il faudra attendre au moins 2050 pour que le processus de reconstruction soit significatif. Les spécialistes de l’ONU prévoient qu’à cette date, l’état de la couche atteigne l’objectif fixé en 1987, soit l’état qui précède l’utilisation industrielle de produits nocifs.
 
« La concentration dans l’atmosphère des composés chimiques destructeurs d’ozone a diminué de 10 à 15%. Le déclin aurait réellement commencé vers l’an 2000, tout en sachant que ces composés chimiques ont une très longue durée de vie dans l’atmosphère. Certains composés comme le CCI⁴, ont tendance à diminuer beaucoup plus lentement que prévu. Dans un monde idéal, en bannissant toute production industrielle et en récupérant tous les résidus de CFC (dans les appareils électroménagers par exemple), la reconstitution de la couche d’ozone progresserait 11 fois plus vite  » précise le quotidien gratuit 20 minutes.

Zones irréductibles

Si la tendance est plutôt positive, certaines zones semblent moins touchées par cette amélioration. Ce serait  notamment le cas du trou gigantesque qui se situe au dessus de l’Antarctique. Cité par 20 minutes, le responsable scientifique de l’Organisation mondiale de météorologie, Geir Braathen, explique qu’il s’agit ici d’un « phénomène saisonner qui réapparaît chaque année, poursuit Geir Braathen. Il commence vers la mi-août et dure jusqu’à novembre. » Ce trou est pourtant préoccupant puisque, selon les périodes, il peut atteindre jusqu’à 30 millions de kilomètres carrés.
 





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