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11/01/2016

Agriculture : la fertilité des terres en question

Sébastien Arnaud



Les terres dites « arables » ne permettront bientôt plus de nourrir la planète, selon un rapport récent des Nations Unies.


Source : Pixabay, image libre de droits.
Source : Pixabay, image libre de droits.
Un article en ligne du journal Les Echos explique qu’ « au cours des cent dernières années, un milliard d’hectares de terres fertiles, l’équivalent de la surface des Etats-Unis, se sont littéralement volatilisés. Et l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’inquiète de de l’avenir des surfaces restantes. »

En effet, « dans un rapport de 650 pages, publié en décembre à l’occasion de la clôture de l’Année internationale des sols, elle constate qu’un tiers des terres arables de la planète sont plus ou moins menacées de disparaître. »

Le directeur des Nations Unies, Jodé Graziano, explique : « Si rien n’est fait, c’est la production vivrière et la sécurité alimentaire de l’humanité qui pourraient être compromises. »
 

Les travaux de plus de 200 scientifiques

L’article des Echos souligne qu’ « à l’instar du Giec pour le climat, le rapport compile les travaux de plus de 200 scientifiques spécialisés de 60 pays. » Et «  leur constat est accablant : entre 25 et 40 milliards de tonnes de l’épiderme de la planète sont emportés chaque année à cause de l’érosion, du tassement, de la perte de nutriments et de biodiversité, de l’acidification, des pollutions, de l’engorgement ou encore de la salinisation. »

L’article ajoute que cette couche est « épaisse de 30 cm en moyenne et féconde » et qu’elle « est un formidable réacteur biologique qui abrite d’intenses échanges biologiques et physico-chimiques, et rend d’immenses services. Elle fournit les éléments indispensables à la croissance végétale, filtre l’eau, contrôle l’alimentation des nappes souterraines, régule le cycle du carbone et de l’azote et constitue l’habitat de près de 80 % de la biomasse ! »

Le microbiologiste Claude Bourguignon, fondateur du Laboratoire d’analyse des sols assure : « c’est le milieu le plus riche de notre environnement. »

En outre, « c’est aussi l’un des plus fragiles, constitué au terme d’un processus d’altération et de dégradation extrêmement lent de la roche. Tout d’abord, le lichen s’installe ; puis des insectes viennent le manger et déposent déjections et débris de toutes sortes. Les graminées peuvent alors y prendre racine. Elles attaquent la surface de la roche, fabriquent de la matière organique qui va se décomposer. Au fil des saisons, une plaque de terre se constitue. Deux mille ans plus tard, si elle n’est pas lessivée ou soufflée, elle peut s’épaissir d’un bon centimètre. »

Lire l’intégralité de l’article des Echos ici
 





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