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11/08/2016

2016 s’annonce comme une année funeste pour l’agriculture




Météo, chute des marchés mondiaux et rapport de force avec la grande distribution, la situation de l’agriculture française « n’a jamais été aussi grave » estime la FNSEA. Pour l’année 2016, les pertes pourraient s’élever à 4 ou 5 milliards d’euros.


La FNSEA, le syndicat représentatif des agriculteurs tire la sonnette d’alarme sur la situation du secteur primaire pour l’année 2016. « La mauvaise météo, entraînant de mauvaise récoltes, conjugée à la crise des marchés impacte non seulement le portefeuille des agriculteurs français mais également leur moral. La FNSEA réalise un tour de France des régions agricoles "où l'on sent de la désespérance", selon le secrétaire général adjoint du syndicat, Daniel Prieur » rapporte Boursorama.

Le président du syndicat et industriel Xavier Beulin a de son côté affirmé que la situation « n’a jamais été aussi grave. » Selon lui, pour l’année 2016, il faut s’attendre à des pertes de l’ordre de 4 à 5 milliards d’euros.
 

Les céréales largement responsables

Xavier Beulin a ajouté que les céréales représenteraient trois milliards des pertes prévues pour l’année. La crise sur les marchés mondiaux vient ajouter à une situation compliquée due à la météo. « Le rendement des champs de blé français est attendu en baisse de 30% pour la récolte 2016, au plus bas depuis 1986. À cause de cette forte baisse, (-26% par rapport à la moyenne quinquennale) la France va perdre en 2016 sa place de leader européen des exportations en blé tendre au profit de l'Allemagne affirmait en début de semaine le cabinet Agritel » explique Boursorama.

La situation de plus en plus tendue accentue certains problèmes clés notamment sur les rapports avec la grande distribution et la difficulté pour les producteurs à négocier un juste prix. « M. Beulin a en outre réclamé que tous les industriels leaders dans leur secteur, Lactalis, Bigard (premier groupe de transformation de viande français) ou Cooperl (numéro un du porc), fassent en sorte de "rémunérer leurs producteurs convenablement" et de négocier "avec la grande distribution pour valoriser nos propres produits" » rapporte le site spécialisé.
 





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