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22/05/2017

​Renflouement EDF par l’Etat, Greenpeace porte plainte contre la France

Sébastien Arnaud



Greenpeace vient de déposer une plainte auprès de la Commission européenne contre la France français dans le dossier de recapitalisation d’EDF. L’ONG tire sur la ficelle des règles de la concurrence pour s’opposer au groupe dont elle dénonce la politique nucléaire depuis des années. Une stratégie risquée alors que la transition énergétique repose sur des principes opposés à la libre concurrence.


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Greenpeace a plus d’une corde à son arc pour s’opposer à EDF. En réaction à la recapitalisation du groupe public par l’Etat en mars dernier, l’association a déposé une plainte devant la Commission européenne contre la France. Dans son communiqué, Greenpeace, explique que l’action « vise à dénoncer l’incompatibilité des augmentations de capital d’EDF avec les règles européennes relatives à la concurrence. »

A l’origine du courroux de l’ONG, le gros coup de pouce financier de l’Etat de mars dernier. EDF a en effet réussi une augmentation de son capital de quatre milliards d’euros en grande partie grâce aux trois milliards de l’Etat français qui est actionnaire à 83,1% du groupe. Par la même occasion, l’Etat s’est engagé à ne pas percevoir de dividendes en numéraires pour les années 2015, 2016 et 2017. Pour Greenpeace c’est une aide supplémentaire chiffrée à 3,8 milliards d’euros.

« Fortement endetté, EDF avait décidé, en avril 2016, d’en appeler au marché pour pouvoir faire face à l’effet conjugué de la faiblesse des prix de gros de l’électricité et aux importants investissements à venir, comme la maintenance lourde du parc nucléaire français (appelée « grand carénage »), le rachat de la division réacteurs d’Areva ou le projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, en Angleterre. Le groupe a assuré, en mars, que sa recapitalisation servirait « principalement » à financer ses opérations de développement sur la période 2017-2020 et à renforcer sa structure financière » contextualise le journal Le Monde .

Greenpeace reproche surtout à l’Etat d’avoir accordé ce coup de pouce stratégique sans demander des contreparties stratégiques au groupe. En attaquant à Bruxelles la décision sur le volet de trucage de concurrence, l’ONG utilise une cartouche originale, elle qui milite régulièrement pour que les filières vertes soient avantagées.





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