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26/06/2017

​Les experts de l’Autorité de sûreté nucléaire étudient le cas de l’EPR de Flamanville




Des experts sont réunis à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour rendre un avis sur l’état de la cuve de l’EPR de Flamanville. Selon leur décision et la position que prendra l’exécutif, les militants antinucléaires pourraient mener leur première bataille du quinquennat.


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Lundi 26 juin, au siège de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), un groupe d’experts se réuni pour opter pour l’avis qui va être rendu sur la cuve de l’EPR de Flamanville. La discussion interne qui doit durer deux jours a de grandes chances d’être le point de départ de la première bataille entre le gouvernement et les militants.

Les militants antinucléaires mettent déjà la pression alors que l’avis n’a pas encore été rendu. Ils se sont donnée rendez-vous devant le siège de l’ASN pour rappeler qu’ils étaient mobilisés sur ce dossier épineux qui a débuté en 2014. A l’époque Areva détecte une anomalie dans la cuve avec une concentration trop importante de carbone dans les parois, ce qui pourrait fragiliser la structure. « Depuis, des tests sont en cours pour vérifier que, malgré cette anomalie, la cuve présentera bien les garanties de sûreté lors du fonctionnement du réacteur. Le groupe permanent d'experts pour les équipements sous pression nucléaire (GP-ESPN) doit rendre son avis d'ici mardi sur la base notamment d'un rapport technique de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) analysant ces tests » explique l’Agence France Presse.

Alors que ls militants demandent la fermeture pure et simple du site, les probabilités pour que le groupe d’experts la recommande sont faibles. « S'ils estimaient que la cuve peut fonctionner, ils pourraient toutefois recommander des mesures compensatoires comme le remplacement du seul couvercle, un fonctionnement sous une surveillance accrue ou à une puissance réduite par rapport aux capacités du réacteur. L'ASN elle-même rendra alors dans les jours qui suivent une proposition d'avis concernant la cuve, avant un avis définitif à l'automne après une procédure de consultation du public » continue l’AFP.

Les anti-nucléaires risquent donc d’être déçus et vont en appeler au gouvernement. La réaction du ministre Nicolas Hulot, fervent opposant au nucléaire, va-t-elle être en leur faveur ? Ou la position du Premier ministre, qui a travaillé pour Areva, l’emportera-t-elle ?
 





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