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08/03/2017

​Femme objet, anorexie et mode : l’irresponsabilité sociale des grands couturiers




La dernière polémique suscitée par la campagne de publicité de Yves Saint Laurent, montrant des femmes maladivement maigres disposées comme des objets, pose de nouveau la question de la responsabilité des créateurs de mode et des entreprises de ce milieu. A quand une prise de conscience sur leur poids dans l’imaginaire collectif ?


Ancienne campagne YSL censurée DR
Ancienne campagne YSL censurée DR
Une polémique de plus pour les grands noms de la mode. Yves Saint Laurent vient d’être assailli de critiques, d’attaques et de messages d’indignation pour sa dernière campagne de publicité. On y voit des femmes maladivement maigres et certains clichés montrent même des mannequins disposées comme des objets voire des meubles pour l’un d’entre eux.

La mode ne peut se placer au-dessus des autres entreprises. Allons même plus loin, par la fascination que ce milieu exerce sur des milliers de personnes, au point de leur dicter ce qui est tendance ou non, c’est une responsabilité importante qu’il faut manier avec délicatesse. Le sujet n’est pas nouveau mais c’est le peu d’évolution qui choque. En présentant comme des modèles de beauté des femmes qui sont maigres voire anorexiques, les couturiers et créateurs de mode sont irresponsables et cela doit changer.

Comment ne pas se sentir grosse à côté de ces femmes au tour de cuisse de dix centimètres et aux joues creuses ? C’est en tout cas le meilleur moyen d’encourager le mal être habituel chez des adolescentes qui se sentent mal dans leur peau.

« La jeune femme représentée est en position de prostitution. Elle est apparemment sous l’emprise de la drogue. On se bat tellement pour que les femmes soient respectées, pour qu’elles soient l’égale de l’homme. C’est insupportable de voir ce genre d’affiches aujourd’hui. Ces affiches-là peuvent créer des Jacqueline Sauvage » a commenté l’actrice et militante féministe Eva Darlan, interrogée par France TV Info.
 
Au-delà des considérations militantes, c’est le double jeu des couturiers qui est choquant. D’année en année, les campagnes de publicités continuent à montrer des femmes maigres alors que les critiques se font de plus en plus pressantes. A quand une réflexion sur la RSE de ces entreprises qui ne peuvent continuer indéfiniment à nier leur influence sur les mentalités.
 
 





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