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27/06/2017

​EELV au plus mal, quel avenir pour l’écologie politique ?




La succession de mauvais choix et les divisions internes d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) ont couté cher au parti qui s’autoproclamait représentant de l’écologie politique. Avec l’avenir du parti, se pose la question de la place que peut prendre l’écologie politique. La stratégie d’un parti politique qui s’allie ou s’oppose semble bien mal adaptée à l’urgence climatique.


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La dernière faute stratégique d’Europe Ecologie-Les Verts a certainement été de désister Yannick Jadot des présidentielles pour soutenir Benoit Hamon. Le mauvais score du candidat PS a ensuite été le coup de grâce pour la formation politique qui n’a eu de cesse de se déchirer en interne sur la position à tenir (opposant ou allié) durant le quinquennat de François Hollande. Cinq ans après avoir eu un groupe à l’Assemblée, EELV ne compte aucun député. Les élections européennes de 2019 seront la dernière chance pour garder des élus et rester une force politique audible. Rien n’est gagné cependant non plus pour ce scrutin alors que le parti a perdu plus de la moitié de son financement public par rapport à 2012. En un an seulement 2 000 adhérents ont déserté.
 
Plus largement, c’est la question même de l’existence d’un mouvement politique écologiste qui est en question. Incapables de montrer une certaine unité et une cohérence de bloc, les responsables de EELV ont été une illustration parfaite des limites de la stratégie. Alors que les sujets environnementaux progressent en général, le parti semble s’essouffler. Manifestement, alors que l’opinion publique est de plus en plus concernée par les sujets, le parti ne parvient pas à apparaitre comme la solution. Un casse-tête que les militants et responsables auront tout le loisir d’analyser fin aout lors des journées d’été qui doivent avoir lieu à Dunkerque.
 
« Pour M. Jadot, l'urgence est de "créer une maison commune", avec "ouverture et modestie". Il évoque un "pôle politique" déjà existant "autour de socialistes, d'écologistes, de centre-gauche, de communistes". "Toute une partie de ces personnes ont apprécié le projet de Benoît Hamon mais ne se retrouvent dans aucune formation politique" » rapporte l’Agence France presse. L’écologie politique telle qu’elle est pratiquée avec une approche partisane pourrait bien avoir démontré ses limites. L’urgence climatique inviterait en effet à favoriser la recherche d’un consensus pour avancer concrètement, c’est peut être ça la nouvelle écologie politique.






1.Posté par Jean DABORETIK le 06/07/2017 07:21
Le Ni-ni de Waechter était la bonne démarche qui permettait de créer une importante force électorale.

Hélas il s'avéra vite une grande différence d'approches entre les militants éCologistes de terrais et les notables éGologiques de Palais et autres hémicycles de conseil régionaux.

On dit que l'Histoire ne repasse pas les plats.

Bien dommage pour les générations futures.

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