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21/09/2017

​Deliveroo ; responsabilité des bases d’un « business plan » en question




En conflit avec ses coursiers, Deliveroo a annoncé début septembre qu’une assurance santé gratuite en cas d’accident à tous ses livreurs. Une décision que l’entreprise présente comme une avancée dans son engagement RSE. En réalité, c’est le « business model » même de la société qui est discutable.


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Le 1er septembre, la direction française de Deliveroo est fière d’annoncer que les coursiers seront couverts par une assurance accident dès la première course. Comme une réponse à la grogne sur la modification des règles de rémunération, la décision est présentée comme un geste vers les livreurs à vélo. Pourtant, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la situation des livreurs avant cette décision. Jusqu’ici, un accident de la route dans le cadre de ce travail n’était donc pas systématiquement couvert par une assurance du travail ? « La start-up offrait déjà depuis janvier l'assurance responsabilité civile professionnelle à tous les livreurs indépendants utilisant sa plateforme » répond un article du site La Tribune.fr. Plus largement, c’est le principe même de l’entreprise qui est questionnable.
 
A l’image d’Uber, Deliveroo sur le principe de travailleurs sur le terrain qui ne sont pas des salariés. La grogne des livreurs est d’ailleurs due au fait que le traitement des coursiers est standardisé à la baisse. « Jusqu’à présent, deux systèmes cohabitaient. L’un, basé sur une rémunération horaire, accordait aux livreurs ayant commencé avant septembre 2016 une rémunération de 7,50 € de l’heure, alliée à une prime allant de 2 à 4 € par commande. L’autre, qui concerne les livreurs plus récents, consiste en un paiement de 5 € par course, 5,75 € à Paris. C’est ce tarif qui sera appliqué à tous » résumait de son côté le journal La Croix au plus fort de la crise interne.
 
Dans ce contexte, Deliveroo, dont les quartiers généraux sont remplis de jeune très bien diplômés, tente d’axer sa communication et son positionnement public sur des thèmes de la RSE. Mais les plus grandes annonces ne changeront rien au concept de l’entreprise qui repose justement sur le fait d’être un grand groupe avec peu de permanents.
 





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