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19/04/2017

​Assassinat en direct, Facebook doit prendre ses responsabilités




Un assassinat en direct a été commis sur Facebook ce weekend, relançant une fois de plus les débats sur la responsabilité du réseau social sur l’instrumentalisation de la fonction direct par des forcenés en tous genres.


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Facebook reste un espace sous la responsabilité d’une société. Il serait un peu facile de rejeter en permanence la faute de ce qui s’y passe sur le dos des utilisateurs alors que le site existe pour des raisons commerciales et est le nom d’une société valorisée en milliards de dollars.

Ce weekend, un nouveau fait-divers interroge sur le rôle que doit jouer la société éviter de devenir le média de prédilection des cinglés en tous genres. « Au cours du week-end de Pâques, Steve Stephens se baladait en voiture dans les rues de Cleveland à la recherche d'un "meurtre à commettre" selon ses propres dires. Ce qu'il exécuta lorsqu'il tomba sur Robert Godwin Sr. Ce meurtre par balle est filmé puis posté sur le réseau social Facebook. Le meurtrier se donne la mort après 3 jours de traque » rapporte France Inter dans un article qui s’interroge sur la responsabilité de Facebook.

Si l’option Facebook Live transforme le réseau social en média, il est alors normal que les règles basiques de responsabilité sur le contenu soient adoptées. En matière de presse par exemple, l’auteur de lignes qui contreviennent à la loi peut être poursuivi mais toujours avec le directeur de la publication, légalement responsable de tout ce qui est écrit dans les colonnes du journal qu’il dirige. Pourrait-on imaginer la même chose pour Facebook ? Mark Zuckerberg, serait-il responsable de tout ce qui se passe sur le site qu’il a créé ? La question est évidemment complexe mais mérite tout de même d’être posée. Après tout, lorsqu’il s’agit de monétisation des contenus, les décisions et les revenus sont bien centralisés. Facebook n’est pas seulement un lieu public virtuel, comme la rue, mais bien un espace géré par des règles édictées par le groupe. Les épisodes et les exemples sordides se multiplient, on se demande jusqu’où il faudra aller avant que le réseau ne s’interroge sur les moyens de limiter cette tendance. 




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